DE LA VIGNE AU VIN
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Du travail de la vigne aux vendanges, du pressurage à la cave, chaque étape participe à la naissance de nos Champagnes. À Cumières, nous cultivons nos vignes avec passion et respect du terroir. Nous vous invitons à découvrir notre métier de vigneron, notre savoir-faire et toutes les étapes qui donnent naissance à nos cuvées. 
La vendange est manuelle. Cette 2026 année est particulièrement précoce… mais il faut faire un grand pas en arrière pour se rappeler qu’en 1893 à Villevenard dans la Marne, il y a eu une vendange au mois d’Août. Ce souvenir nous est signalé par le fronton d’une ancienne ferme du village.
Source1 Le Vignerons Champenois Geoffrey ORBAN spécialise des terroirs champenois connu pour analyser les sous- sols. Il pratique une approche sensorielle où il goute et sent la terre afin de les relier aux profils aromatiques et à la la typicité des Champagnes.
Source 2 Maxime MASCOLI Août 2026 journaliste à l’Union.



DE LA VIGNE AU VIN
AOUT SEPTEMBRE De la vendange aux vins clairs
Après le pressurage, les moûts sont vinifiés. La fermentation alcoolique transforme naturellement les sucres du raisin en alcool : ce sont les vins clairs, encore tranquilles, qui constituent la base de nos futurs Champagnes.
Après le 22 janvier, nos vins sont transférés à Avize, où se poursuit leur élaboration notamment l’assemblage une étape essentielle dans laquelle nous recherchons l’équilibre, la finesse et la personnalité de nos cuvées.
Les mois d’hiver, durant lesquels nous recevons généralement moins de visiteurs, sont également propices aux échanges entre les générations de vignerons. C’est un moment privilégié pour transmettre les gestes, former les plus jeunes, partager les expériences et réfléchir aux millésimes passés comme aux cuvées à venir.
C’est durant cette période silencieuse que se prépare l’avenir de la vigne et du vin, dans la patience et le respect du terroir.
Derrière chaque flûte de Champagne se cachent des mois de travail, des gestes précis et toute la passion des femmes et des hommes qui font vivre le vignoble champenois.
Alors que la vigne semble se reposer sous le froid, le travail des vignerons ne s’arrête jamais. Entre novembre et mars, à Cumières, Hautvillers, Épernay ou Damery, les parcelles deviennent le théâtre d’un travail précis et patient destiné à préparer la prochaine récolte.
Dans le langage traditionnel champenois, les différents travaux réalisés tout au long de l’année sont appelés
les « tâches ». Ils se succèdent de l’hiver jusqu’à l’été, avant les vendanges, puis laissent place au travail du vin dans les caves jusqu’au printemps suivant. Mais en même temps il faut aussi aller aux vignes… et je vous en parle en bas de page.
L’hiver, prépare la magie des vendanges à venir
Il ne faut pas oublier de dire que durant ces mois où nous recevons moins de clients et de touristes sont propices aux échanges entre générations de vignerons quant à la formation des jeunes. C’est aussi un moment clé pour la réflexion et la transmission. et à la réflexion sur les millésimes passés.
C’est durant cette période que se joue l’avenir de la vigne et du vin, dans la patience et le respect du terroir. Derrière chaque flûte de Champagne se cachent ces gestes patients et passionnés.
JANVIER FEVRIER
Dégustation des vins clairs et préparation de
l’assemblage des futures cuvées
C ‘EST QUOI LE VIN CLAIR ?
Un vin clair ressemble un peu à un adolescent que l’on tire du lit trop tôt le matin : il est encore un peu rude et ankylosé, mais il donnera bien davantage de lui-même un peu plus tard !
Cette étape est essentielle dans l’élaboration du Champagne. Alors que l’hiver s’est installé doucement en Champagne, les caves s’animent d’une effervescence particulière : celle des dégustations et des premiers choix d’assemblage.
Après les vendanges 2024, les jus ont fermenté pour devenir des vins tranquilles, encore dépourvus de bulles : les vins clairs. Ils commencent désormais à révéler leurs arômes, leur structure et leur personnalité.
L’année viticole 2024 a été particulièrement compliquée. Malgré ces conditions difficiles, le millésime présente une belle acidité et une maturation plus lente qu’à l’habitude.Certains Chardonnays, notamment ceux de la Côte des Blancs, dévoilent déjà une précision et une fraîcheur remarquables. Les Pinots présentent une belle structure ainsi que des niveaux d’acidité particulièrement intéressants.
Les Meuniers, habituellement très expressifs dès leur jeunesse, révèlent cette année des notes d’agrumes bien équilibrées, laissant entrevoir un beau potentiel de garde.
La patience a été essentielle pour parvenir à ces résultats. Certains vignerons ont dû attendre attentivement le meilleur moment pour vendanger afin d’optimiser la maturité et la qualité des raisins.
APRES LE MOIS DE MAI LES VINS SONT EN BOUTEILLES
Dans quelques mois ce sera la naissance des bulles mais avant il nous faudra encore attendre puis viendra,
L’art de l’assemblage
Les dégustations permettent d’évaluer le potentiel de chaque vin clair et de décider de leur rôle dans les futures cuvées. Faut-il privilégier la rondeur et le fruité du Meunier, la structure et la puissance du Pinot Noir ou la fraîcheur et la vivacité du Chardonnay ? L’équilibre entre ces cépages est la clé pour créer des champagnes harmonieux et raffinés.
Il nous faut imaginer les futures cuvées
Cette période est cruciale pour les vignerons et les chefs de cave. En dégustant séparément les vins issus de chaque cépage et de chaque terroir, ils évaluent leurs qualités et imaginent les assemblages qui donneront naissance aux futures cuvées.
Fraîcheur, rondeur, puissance, finesse, minéralité et potentiel de vieillissement sont attentivement étudiés. Chaque vin clair possède sa propre identité et jouera un rôle particulier dans l’équilibre final du Champagne.
Au printemps, les vins sont mis en bouteilles avec la liqueur de tirage, qui contient notamment des levures.Une seconde fermentation commence alors en bouteille. Les levures transforment les sucres en alcool et produisent naturellement du gaz carbonique. Comme la bouteille est fermée, ce gaz se dissout progressivement dans le vin : c’est ainsi que naissent les bulles du Champagne.
Le temps fait ensuite son œuvre.
Pour un Champagne non millésimé, la réglementation impose un vieillissement minimum de 15 mois, dont au moins 12 mois sur lies. Mais nous considérons que le temps supplémentaire apporte beaucoup à la qualité et à la complexité du vin.
La prise de mousse en bouteille
Une fois les assemblages finalisés, les vins sont mis en bouteille au printemps. On y ajoute alors une liqueur de tirage composée notamment de levures et de sucre.
Une seconde fermentation commence à l’intérieur de la bouteille : c’est la prise de mousse. Elle donne naissance aux fines bulles et à l’effervescence si caractéristiques du Champagne.
Les bouteilles resteront ensuite plusieurs années dans l’obscurité et la fraîcheur des caves, au contact des lies. Cette longue maturation permettra aux vins de gagner en finesse, en complexité et en profondeur.
Il faudra donc encore beaucoup de patience avant de pouvoir découvrir ces Champagnes. Toutefois, les premières dégustations des vins clairs laissent déjà présager de très belles cuvées.
Le temps, notre allié
Nous pensons qu’un Champagne mérite de prendre son temps. C’est pourquoi nous vous encourageons à vous intéresser non seulement à la cuvée que vous choisissez, mais également à la manière dont votre vigneron travaille et au temps qu’il laisse à ses bouteilles pour vieillir.
Si vous souhaitez savoir ce que vous buvez, demandez à votre vigneron comment il travaille.
Chez Champagne Gabriel Boutet, nous vous répondrons volontiers avec précision et transparence.
Le savoir-faire individuel et la puissance du collectif, au service de l’excellence champenoise.
Depuis 1994, notre choix de travailler avec la Coopérative Louis Dupont à Cumières repose sur une relation de confiance et une même exigence : respecter le raisin, maîtriser chaque étape et rechercher l’excellence dans le verre.


Implantée au cœur du terroir classé Premier Cru, cette coopérative bénéficie d’une expertise reconnue et d’un savoir-faire transmis par de génération en génération depuis la fin de la guerre 39-45. Entièrement refaite depuis 5 ans pour ses pressoirs et cuveries et 2 ans pour les salles annexes, elle allie respect de la tradition champenoise et modernité des installations, pour garantir un pressurage doux, précis et une vinification respectueuse de la qualité du raisin.
Dans un esprit coopératif solide, cette collaboration permet à chaque vigneron de rester maître de sa vendange tout en profitant des avantages d’une structure partagée, fiable et tournée vers l’avenir.
Comme évoqué plus haut dans le texte, après que les moûts soient transformés en vins clairs, nos Cuves de Vin de Champagne partent pour être assemblées et embouteillées en coopérative à Union Champagne – Avize un choix ancré dans la tradition mais aussi ouvert aux nouvelles techniques de mise en bouteille et de stockage.
Choisir de travailler son vin au sein de la coopérative comme Union Champagne à Avize, c’est faire le pari de la force collective sans renoncer à son identité. Dans cette maison historique, les vignerons partagent bien plus qu’un outil de production : ils partagent une vision. Celle d’un Champagne exigeant, respectueux du terroir et porté par une intelligence collective qui donne à chacun les moyens de progresser.

Collaborer c’est une aventure humaine qui met à disposition des vignerons des compétences pointues, un chai de vinification moderne, une rigueur technique exemplaire et un accompagnement quotidien des vins en bouteilles.
Millésime après millésime, cette expertise permet de tirer le meilleur de nos raisins, tout en assurant une traçabilité rigoureuse et une valorisation équitable du travail de chacun. C’est aussi une aventure humaine. On avance ensemble, on partage les défis, les réussites, les vendanges… avec la fierté de contribuer à une œuvre commune, sans jamais être noyé dans l’anonymat
On avance ensemble, on partage les défis. Nous sommes fiers de contribuer à une œuvre commune, sans jamais être noyés dans l’anonymat.
Car derrière chaque bouteille de Champagne Gabriel Boutet, il y a notre travail de vignerons, notre histoire et nos choix, mais aussi la force d’un collectif qui nous permet d’aller plus loin.
Luc vous livre les premières impressions sur les vins clairs des CRUS 2024
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Dans les terroirs de Cumières, Hautvillers, Épernay et Avize, chaque vin exprime les caractéristiques de son origine.
Cumières Premier Cru
Notre village de Cumières Premier Cru, situé au cœur de la Vallée de la Marne, est notamment reconnu pour ses Pinots Noirs expressifs.
Les vins clairs issus de notre terroir présentent une belle intensité aromatique ainsi qu’une trame généreuse et gourmande. Ils sont particulièrement intéressants pour élaborer des Champagnes structurés, puissants et expressifs.
Hautvillers Premier Cru
Situé sur le coteau surplombant Cumières, Hautvillers Premier Cru produit des vins qui se distinguent par leur finesse et leur minéralité. Leur fraîcheur, particulièrement perceptible en fin de bouche, apporte de l’élégance et de la complexité aux assemblages.
Épernay
Situé au cœur de la Champagne, le secteur d’Épernay donne généralement naissance à des vins clairs caractérisés par une agréable rondeur et une élégance naturelle. Ces qualités les rendent particulièrement intéressants pour la création de cuvées harmonieuses et équilibrées.
Avize Grand Cru
Avize Grand Cru, sur la Côte des Blancs, est un terroir de prédilection pour le Chardonnay. Ses vins se distinguent par leur grande pureté, leur fraîcheur, leur tension minérale et leur remarquable élégance. Ils contribuent à apporter finesse et vivacité aux assemblages.
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….ET PENDANT CE TEMPS DANS LES VIGNES LE TRAVAIL CONTINUE
Alors que la vigne se repose sous le froid, le travail des vignerons ne s’arrête jamais.
Entre novembre et mars, à Hautvillers, Cumières, Épernay et Damery, les parcelles se transforment en un véritable chantier minutieux, préparant la prochaine récolte. Le travail, appelé « tâches » dans les vignes durent de novembre à l’éte puis vient la vendanges et le travail du vin jusqu’au printemps.
C’est l’art de façonner la future récolte. Dès la chute des feuilles, les vignerons commencent la taille, c’est une étape cruciale pour la qualité du raisin. En Champagne, plusieurs méthodes sont utilisées, notamment la taille en Chablis et en Cordon de Royat, adaptées aux cépages comme le Pinot Noir, le Chardonnay et le Meunier. Cette opération permet de réguler la production et d’assurer un équilibre entre vigueur et rendement. Le liage et l’entretien des sols. Une fois taillés, les sarments restants sont attachés au fil lieur lors du liage, afin d’optimiser la répartition des futurs bourgeons. Pendant ce temps, les sols sont travaillés pour favoriser leur aération et leur fertilité.
Certains vignerons laissent l’herbe pousser entre les rangs, d’autres pratiquent des labours légers pour préserver la vie microbienne et limiter l’érosion. Protection et préparation de la vigne. L’hiver est aussi une période où l’on protège les ceps contre les maladies à venir, tout en vérifiant l’état des piquets. Certains pratiquent des amendements organiques pour enrichir la terre et favoriser un bon développement des racines avant le printemps.
DE LA COUPE

À LA FLÛTE TULIPE…
Le verre de Champagne, reflet des goûts et des usages de chaque époque
Le Champagne a d’abord été servi dans la coupe, large et peu profonde, devenue l’icône des réceptions mondaines du XIXᵉ siècle. Symbole de fête, de glamour et d’élégance, elle évoque encore aujourd’hui les grandes tables de nos grands-mères.
Mais la coupe présente un inconvénient : sa large surface de contact avec l’air fait disparaître rapidement les bulles et une partie des arômes.
Et que dire des coupes encore plus anciennes, à pied creux, conçues notamment pour recueillir le dépôt, à une époque où le dégorgement était encore une opération délicate ?
La flûte : élégance et effervescence
Au milieu du XXᵉ siècle, la flûte élancée s’impose progressivement.
Fine et élégante, elle met davantage en valeur la fraîcheur, la finesse et la colonne de bulles du Champagne. Mais sa forme très étroite limite parfois l’expression de ses arômes.
La flûte tulipe : le compromis idéal
La recherche d’une dégustation toujours plus précise conduit ensuite au développement de la flûte tulipe, plus arrondie et légèrement resserrée vers le col.
Sa forme permet de mieux concentrer les arômes tout en conservant la finesse et l’élégance de l’effervescence.
Aujourd’hui, le Champagne n’est plus seulement considéré comme un vin de fête. Il se déguste comme un grand vin à part entière, dans des verres dont la forme s’inspire parfois de ceux utilisés pour les vins tranquilles.
Le verre devient alors un véritable outil de dégustation : il permet au vin d’exprimer pleinement ses arômes, sa fraîcheur, sa texture et sa complexité.
Alors, coupe, flûte ou verre tulipe ?
Tout dépend du moment… mais pour découvrir réellement un Champagne, nous privilégions un verre suffisamment large pour laisser le vin s’exprimer et suffisamment resserré pour préserver ses arômes.
Parce qu’un grand Champagne mérite aussi un verre à sa hauteur.
Le verre de Champagne a connu une véritable métamorphose reflet des goûts et des usages de chaque époque
Le Champagne d’abord servi dans la Coupe large et peu profonde icône des réceptions mondaines du 19e siècle symbole de la fête et glamour à l’époque de nos grands-mères. Le Champagne y perdait toutefois rapidement ces bulles et ses arômes malgré son fort dosage en sucre qui on le sait aujourd’hui préservait de l’oxydation. (C’est la technologie qui permet les avancées en vinification).
Et que dire des coupes encore plus anciennes qui avaient le pied creux pour récupérer le dépôt encore difficile à enlever au dégorgement jusque dans les années 1920 !
Au milieu du 20e siècle c’est la flûte élancée qui s’imposera, incarnant raffinement élégance, elle sublime la finesse et l’effervescence mais limite l’expression aromatique.
La recherche d’une dégustation plus précise a ensuite conduit à l’essor de la flûte tulipe plus arrondi et resserrée vers le col. Ce compromis entre esthétique et sa performance sensorielle favorise la concentration aromatique sans sacrifier l’élégance des bulles.
Aujourd’hui le champagne n’est plus seulement perçu comme un vin de fête : grâce à ces évolutions il est dégusté comme un grand vin à part entière dans des verres inspirés de ceux utilisés pour les vins tranquilles conçus pour révéler toute sa complexité.

Pourquoi le verre compte autant que le travail de la vigne et de la cave ?
CLIQUEZ SUR LE LIEN POUR VOIR ou allez sur internet et tapez EXPERIENCE LEHMANN REIMS
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/en-images-dans-quel-verre-boire-le-champagne-on-a-teste-pour-vous-la-lehmann-experience-a-reims-3920658
Le vin s’exprime et dans chaque bulle il y a une nuance aromatique et en jouant avec le verre, la perception finale dépendra ainsi aussi de ce facteur extérieur : le verre, sa forme, sa taille et sa conception influencent directement la lecture sensorielle
LE VERRE, UN RÉVÉLATEUR DU CHAMPAGNE
Le vin s’exprime jusque dans ses bulles
Le Champagne ne s’exprime pas de la même façon dans tous les verres.
La forme, la taille, la hauteur et la conception du verre influencent directement notre perception du vin. Chaque bulle participe à la libération des arômes, et le verre accompagne cette expression en orientant les sensations vers le nez et le palais.
Pour le vigneron, le verre est donc bien plus qu’un simple contenant : c’est un véritable outil de dégustation.
Il permet de mieux percevoir l’équilibre entre fraîcheur, vinosité, fruité et effervescence, et d’apprécier avec précision la personnalité d’une cuvée.
Le verre, un outil de travail pour le vigneron
Lors de l’élaboration et des dégustations des vins clairs, avant leur mise en bouteille et leur vieillissement sur lies, un verre adapté permet d’analyser la finesse aromatique et la structure du vin.
Avec le chef de cave et l’œnologue, cette lecture sensorielle participe aux décisions qui conduisent aux assemblages et au dosage, afin de rechercher l’équilibre souhaité pour chaque cuvée.
Le verre est donc aussi un outil au service de la précision et de la qualité.
Et lorsqu’il arrive dans votre verre ?
Aujourd’hui, le premier contact avec un Champagne passe souvent par son verre.
Chez le particulier comme chez le restaurateur, chez l’amateur comme chez le professionnel, le verre participe pleinement à l’expérience de dégustation.
Sa transparence révèle la robe et l’éclat du vin. Sa forme accompagne les arômes. Son ouverture influence la manière dont le vin arrive au nez et en bouche.
L’expérience sensorielle du verre est ainsi le prolongement naturel du travail du vigneron.
Quel verre pour quel Champagne ?
Il n’existe pas un verre unique pour tous les Champagnes. La forme idéale dépend aussi du style du vin et de ce que l’on souhaite mettre en valeur.
🥂 Blanc de Blancs
Pour un Blanc de Blancs non millésimé, je privilégie un verre élancé et légèrement resserré.
Il permet de mettre en valeur la finesse, la fraîcheur, la minéralité et la tension du vin, tout en accompagnant la délicatesse de son effervescence.
🍇 Pinot Noir et Meunier
Pour un Champagne dominé par le Pinot Noir ou le Meunier, je préfère un verre plus ample.
Sa forme permet au vin de s’ouvrir davantage et favorise l’expression de la vinosité, de la puissance et du fruité.
🍾 Les Champagnes d’assemblage
Pour les Champagnes issus de plusieurs cépages, qui représentent la majorité des cuvées, une flûte de forme traditionnelle ou légèrement tulipe peut parfaitement convenir.
Elle permet de préserver la fraîcheur et l’effervescence tout en offrant une belle expression aromatique.
🌸 Les Champagnes rosés
Pour un Champagne rosé, le choix du verre peut accompagner la gourmandise du vin.
Un verre tulipe, légèrement ouvert vers le haut, permet de faire ressortir les notes de fruits rouges et les nuances florales tout en conservant la finesse des bulles.
🏆 Les Champagnes millésimés et les cuvées de prestige
Les Champagnes millésimés et les cuvées de prestige méritent souvent des verres plus grands et plus amples.
Ils offrent davantage d’espace au vin pour s’ouvrir et permettent d’exprimer toute sa complexité, sa richesse et sa profondeur.
Il n’est d’ailleurs pas nécessaire de remplir un grand verre : une petite quantité suffit pour laisser le vin respirer et évoluer.
MES CONSEILS POUR UNE BELLE DÉGUSTATION
✔ Ne remplissez jamais votre verre à ras bord. Remplissez le plutôt jusqu’à environ un tiers ou au maximum la moitié : le vin a besoin d’espace pour libérer ses arômes.
✔ Servez votre Champagne frais, généralement autour de 8 °C, en adaptant légèrement la température au style et à la maturité de la cuvée.
✔ Évitez les résidus de détergent. Ils peuvent perturber l’effervescence et surtout altérer les arômes du Champagne.
✔ Privilégiez des verres parfaitement propres et rincés, sans produit vaisselle résiduel.
✔ Et surtout… prenez le temps de regarder, sentir et goûter. Le Champagne est un vin qui évolue dans le verre.
Mon conseil de vigneron
Ne choisissez pas votre verre uniquement pour son élégance. Choisissez le pour ce qu’il permet au vin de vous raconter.
Car derrière chaque bulle, il y a un vin, un terroir, un travail… et une histoire.
Tips à connaître :
✔ Ne remplissez le verre que jusqu’en dessous de la moitié (JAMAIS à ras bord), car les bulles ont besoin d’air pour s’exprimer et dégager les arômes.
✔ Servez le champagne entre 6 et 8 °C.
✘ Évitez les produits détergents, qui nuisent à la formation des bulles et contamineraient la prochaine dégustation.
✔ N’hésitez pas à donner un coup de torchon pelucheux à vos verres (il y laissera des particules) avant d’y verser le champagne pour favoriser l’effervescence.
En Champagne on parle de : BUVANT, PARAISON , PIED
En fabrication artisanale , le gobelet et la jambe sont soufflés à partir de la même boule de verre : il n’y a pas de soudure entre les deux, donc pas de bouton visible et le verre fait toujours de belles bulles.
En fabrication mécanique , les parties sont fabriquées séparément et soudées : le bouton est donc plus marqué et pour avoir de belles bulles les fabricants grattent un peu le fond du verre; le gaz s’y installe pour et donnera le fameux « train de bulles ».
La paraison se trouve juste au-dessus du bouton (liaison entre pied et le contenant)
Le bouton ou la paraison
C’est la partie qui lie le gobelet à la jambe du verre, elle est plus ou moins fine selon la méthode de fabrication. Jointure qui lie le calice au pied. Auparavant, le verre était fabriqué en trois parties séparées avant d’être soudé, mais la plupart des verres à pieds sont aujourd’hui coulés en une seule pièce à partir d’un moule unique.
Appelé aussi bol, gobelet ou ballon, le calice est le contenant.
Il comprend le buvant, la cheminée, l’épaule et la paraison.
Cette partie du verre qui accueille le vin, plus celle- ci est large, plus la surface de contact du vin avec l’air est grande et par conséquent plus rapide est son oxygénation.
La partie du calice qui rétrécie vers le haut concentre les arômes du vin. Attention une cheminée trop étroite peut à l’inverse emprisonner les arômes.
Le buvant se trouve tout en haut du verre.
C’est le contour de l’ouverture et de la partie supérieure du verre sur laquelle se posent les lèvres. Il existe des buvants, épais, moyens et fins. Il est préférable d’utiliser des verres au buvant fin.
Cette partie supérieure du verre sur laquelle se posent les lèvres il faut la plus fine possible : plus le buvant sera fin, plus il se fera oublier sur les lèvres et permettra de mettre le vin en valeur. Le buvant est un élément à ne pas négliger dans le choix d’un verre à vin car il est signe de qualité !
La cheminée.
C’est la partie basse du gobelet qui accueille le vin. Elle peut être de forme ronde/galbée ou au contraire droite/angulaire.
L’épaule.
Partie la plus large du verre. Elle est généralement le repère pour la limite du vin à servir ce qui évite de refermer les odeurs du vin. C’est dans cette partie que se développent les arômes au contact de l’air.
Le pied désigne la jambe ou la tige de la cuvette.
Il permet de relier la partie d’un verre à pied qui relie la base au contenant. Plus ou moins long, le pied permet de tenir le verre sans avoir à manipuler le gobelet, ce qui réchaufferait le vin.
La cuvette avec à sa base la coupelle.
Il s’agit de la coupelle en bas de la jambe sur laquelle repose le verre. La coupelle peut aussi être appelée « base ou socle. Une cuvette suffisamment large et proportionnée au gobelet est nécessaire pour un bon équilibre du verre mais aussi pour des raisons d’esthétisme
Et pour les soirées de fin d’hiver qui nous gratifient de plus de lumière une PETITE RECETTE
Suprême de volaille aux pâtes et girolles poêlées.
4 beaux suprêmes de volaille
360 gr de bonnes pâtes à la semoule et aux œufs frais
20 gr de beurre
Un petit bouquet de persil plat
200gr de giroles
Jus de volaille et un peu d’huile d’olives.
Poêlez le suprême de volaille avec la peau
Finir la cuisson au four à 160 Degrés pendant 7 à 8 min.
Cuire les pâtes puis les déglacer avec le beurre et un peu d’eau de cuisson des pâtes.
Poêlez les Girolles au beurre et ajoutez du Persil haché en fin de cuisson.
Servez avec un Champagne Grande Réserve Miss Pat* de Gabriel BOUTET ou une bouteille de Carte Noire de Luc MILLET.
Pour préparer votre séjour en Champagne et chez le verrier allez sur le site directement LEHMANN sans passer par le lien qui est trop instable en copie.





