LA FORME DU VERRE POUR BOIRE LE CHAMPAGNE

La forme du verre dans lequel le Champagne est servi vous donnera des arÎmes et des sensations différentes

mĂȘme si dans 4 verres je vous verse le mĂȘme le Champagne !

Attention la casse se paye 

Vous ĂȘtes prĂȘts pour tenter cette expĂ©rience ? Alors rĂ©server un atelier avec Patricia et Ă©crivez Ă 

lucmillet.champagne@orange.fr

 

  FlĂ»te de Champagne  – Comment tenir votre verre de la bonne maniĂšre

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Contrairement aux idĂ©es reçues, ce n’est pas la forme du verre qui fait les bulles mais c’est grĂące aux petites impuretĂ©s prĂ©sentes sur les parois du verre que les bulles vont se former. En effet, ces petites impuretĂ©s emprisonnent un peu d’air. Lorsque le champagne arrive dans le verre, son gaz carbonique s’engage dans les petites poches de gaz emprisonnĂ©es dans ses impuretĂ©s, ce qui crĂ©e la formation d’une bulle.

La bulle ne naĂźt pas, si vos verres ont pris un mauvais coup de chiffon Ă©lectrostatique ou s’ils ont Ă©tĂ© passĂ©s au lave-vaisselle parce que le verre va devenir hydrophobe!

Pour que le Champagne vous offre ses plus belles bulles, il lui faut ces petites poches de gaz qui sont de minuscules fibres de cellules en suspension dans l’air ou bien abandonnĂ©es par un chiffon en coton. Ces petites poches sont appelĂ©es par les physiciens« nuclĂ©ation ».

 

MalgrĂ© la complĂšte immersion du champagne dans votre flĂ»te, ces petites particules ne sont pas totalement mouillĂ©es par le champagne qui les enrobe. Leurs propriĂ©tĂ©s gĂ©omĂ©triques permettent l’emprisonnement d’une ou plusieurs poches d’air qui seront autant de points par lesquels le gaz carbonique dissout pourra s’échapper pour rejoindre l’atmosphĂšre sous forme de bulles.

Maintenant vous le savez, c’est grĂące aux impuretĂ©s que les bulles se crĂ©ent. Au bout d’un moment, toutes ces petites poches de gaz se vident de leur gaz par la formation des bulles, d’oĂč la disparition progressive des bulles. (Ce qui n’empĂȘche pas le gaz de continuer Ă  s’échapper Ă  la surface du verre,

mais par diffusion directe, sans créer de bulles).

On dit parfois que la taille de la bulle de champagne est un indicateur de qualité  C’est totalement faux, c’est plutĂŽt un indicateur de la quantitĂ© de gaz. Mais il est vrai qu’il y a moins de gaz dans un champagne qui a plus de 3 Ă  5 ans d’ñge (gardĂ©es sur lie dans nos caves),

car une partie du gaz s’est dissipĂ© en donnant l’avantage aux arĂŽmes plus complexes


On peut donc effectivement établir une corrélation entre un champagne de grande qualité de maturation et une bulle fine.

 D’ailleurs, ce phĂ©nomĂšne peut arriver avec une flĂ»te classique : si votre flĂ»te est un peu sale, contaminĂ©e par des particules organiques de l’air,

elle peut ĂȘtre localement hydrophobe et 
 avoir un comportement qui rappelle celui du gobelet en plastique.

 

 

LE VERRE, UN OUTIL ESSENTIEL POUR VALORISER LES CHAMPAGNES

 

Au milieu du 20e siĂšcle la flĂ»te Ă©lancĂ©e s’impose, incarnant raffinement Ă©lĂ©gance, elle sublime la finesse et l’effervescence mais limite l’expression aromatique.

 

La recherche d’une dĂ©gustation plus prĂ©cise a ensuite conduit Ă  l’essor de la flĂ»te tulipe plus arrondi et resserrĂ©e vers le col. Ce compromis entre esthĂ©tique et sa performance sensorielle favorise la concentration aromatique sans sacrifier l’élĂ©gance des bulles.

 

Aujourd’hui le champagne n’est plus seulement perçu comme un vin de fĂȘte : grĂące Ă  ces Ă©volutions il est dĂ©gustĂ© comme un grand vin Ă  part entiĂšre dans des verres inspirĂ©s de ceux utilisĂ©s pour les vins tranquilles conçus pour rĂ©vĂ©ler toute sa complexitĂ©.

 

Pourquoi le verre compte autant que le travail de la vigne et de la cave ?

 Le vin s’exprime et dans chaque bulle il y a une nuance aromatique et en jouant avec le verre, la perception finale dĂ©pendra ainsi aussi de ce facteur extĂ©rieur : le verre, sa forme, sa taille et sa conception influencent directement la lecture sensorielle.

 

Pour un vigneron c’est un outil stratĂ©gique aussi bien pour sa dĂ©gustation personnelle que pour la mise en valeur de ces cuvĂ©es. Un verre adaptĂ© permet aux vignerons de percevoir plus clairement l’équilibre entre fraĂźcheur vinositĂ© et effervescence.

Pour le vigneron avec son chef de cave ou son Ɠnologue, au cours de d’élaboration et des dĂ©gustations des vins clairs des bouteilles sur lattes, le verre tulipe ou le verre de type dĂ©gustation est idĂ©al pour capter la finesse aromatique et analyser la structure.

Cette lecture sensorielle aide Ă  prendre les dĂ©cisions d’assemblage, de dosage ou de choix de tirage.

Techniquement on peut donc dire que diffĂ©rents verres tels que celui que je prĂ©fĂšre et qui se dĂ©nomme l’Impitoyable ont Ă©tĂ© utilisĂ©s de longue date pour analyse le vin puis le Champagne.

 

Mais aujourd’hui et face au client, le premier contact avec un champagne passe par le verre et un peu par mois qui vous le sert

En effet un contenant élégant reflÚte immédiatement le soin apporté au champagne !

Face aux spĂ©cialistes importateurs revendeurs ou restaurateurs, utiliser une technique capable de rĂ©vĂ©ler la complexitĂ© d’une cuvĂ©e garantit que le message aromatique voulu par le producteur est bien perçu et peut ĂȘtre un atout de diffĂ©renciation et de professionnalisme.

Nous avons maintenant compris que le verre n’est pas un simple contenant Il agit comme un rĂ©vĂ©lateur sensoriel.  Sa transparence sublime la couleur et l’éclat des bulles Sa forme oriente et concentre les arĂŽmes, tandis que l’épaisseur du buvant et la courbe de la paraison influence directement la perception en bouche.

 

 Dans un verre adaptĂ©, le champagne exprime toute sa finesse sa complexitĂ© et son Ă©quilibre. Dans un verre inappropriĂ© une partie de son identitĂ© se perd. Et surtout ne me parlez pas du blida qui est le contenant uniquement utilisĂ© en cave pour le mout et que certains voudraient remettre Ă  la mode


 L’expĂ©rience sensorielle du verre est donc le prolongement naturel du travail du vigneron et la clĂ© d’une dĂ©gustation rĂ©ussie.

Je vous conseille pour un blanc de blancs non millĂ©simĂ© afin qu’il rĂ©vĂšle sa finesse sa minĂ©ralitĂ© et sa tension, de prendre des verres Ă©lancĂ©s et resserrĂ©s au buvant pour souligner justement la puretĂ© et la tension donnĂ©e par la vitesse d’éjection du gaz carbonique naturel. (voir article sur la vitesse des bulles).

DECOUVREZ LE SPECIALISTE DU VERRE DE CHAMPAGNE et FAITES LA DIFFERENCE ! 

Pour le Pinot noir ou le Meunier Afin de constater son caractĂšre de vinositĂ© de puissance et de fruitĂ©, je vous conseille plutĂŽt des verres qui s’amplifie du pied vers le haut sans trop se refermer sur le buvant, cela favorisera la vinositĂ© et la puissance quand on y met son nez.

Pour les Champagne d’assemblages (au moins deux cĂ©pages) qui sont les plus nombreux et souvent bien Ă©quilibrĂ©s et matures Ă  boire pour la soif et le plaisir immĂ©diat, j’utiliserai des verres traditionnels de Champagne style flute.

Pour les champagnes rosĂ©s selon qu’ils soient de macĂ©ration de saignĂ©e ou d’assemblage goĂ»tez leur gourmandise de fruits rouges et l’élĂ©gance des arĂŽmes de fleurs ou de fruits (rose, violettes, cerises) dans des flutes tulipe un peu ouvert sur le haut ce qui va rĂ©vĂ©ler Ă  la fois la finesse des bulles et la gourmandise fruitĂ©e.

Le Champagne MillĂ©simĂ© et les cuvĂ©es de Prestige mĂ©ritent les flĂ»tes et verres de grand format afin d’exprimer leur complexitĂ©, richesse et profondeur. Le gros et grand verre qu’ ’on ne remplit qu’à trĂšs petite quantitĂ©, permet au vin de restituer la richesse la complexitĂ© de son caractĂšre.

Tipps Ă  connaĂźtre :

✔ Ne remplissez le verre que jusqu’en dessous de la moitiĂ© (JAMAIS Ă  ras bord), car les bulles ont besoin d’air pour s’exprimer et dĂ©gager les arĂŽmes.
✔ Servez le champagne entre 6 et 8 °C.
✘ Évitez les produits dĂ©tergents, qui nuisent Ă  la formation des bulles et contamineraient la prochaine dĂ©gustation.
✔ N’hĂ©sitez pas Ă  donner un coup de torchon pelucheux Ă  vos verres (il y laissera des particules) avant d’y verser le champagne pour favoriser l’effervescence.

https://www.lehmann-sa.com/experience/

En Champagne on parle de : BUVANT, PARAISON , PIED

 La paraison se trouve juste au-dessus du bouton (liaison entre pied et le contanant)

 

Pour aller plus loin :

Le bouton ou la paraison
C’est la partie qui lie le gobelet Ă  la jambe du verre, elle est plus ou moins fine selon la mĂ©thode de fabrication. Jointure qui lie le calice au pied. Auparavant, le verre Ă©tait fabriquĂ© en trois parties sĂ©parĂ©es avant d’etre soudĂ©, mais la plupart des verres Ă  pieds sont aujourd’hui coulĂ©s en une seule piĂšce Ă  partir d’un moule unique
En fabrication artisanale  , le gobelet et la jambe sont soufflĂ©s Ă  partir de la mĂȘme boule de verre : il n’y a pas de soudure entre les deux, donc pas de bouton visible. 
En fabrication mécanique , les parties sont fabriquées séparément et soudées : le bouton est donc plus marqué. 

Le calice
AppelĂ© aussi bol, gobelet ou ballon, le calice est le contenant. Le calice comprend le buvant, la cheminĂ©e, l’épaule et la paraison. La paraison

Partie du verre qui accueille le vin. Plus cette partie est large et plus la surface de contact du vin avec l’air est grande et par consĂ©quent plus rapide est son oxygĂ©nation

Le buvant
Tout en haut du verre se trouve le buvant.
C’est le contour de l’ouverture et de la partie supĂ©rieure du verre sur laquelle se posent les lĂšvres. Il existe des buvants, Ă©pais, moyens et fins. Il est prĂ©fĂ©rable d’utiliser des verres au buvant fin.
 Cette partie supĂ©rieure du verre sur laquelle se posent les lĂšvres il faut la plus fine possible : plus le buvant sera fin, plus il se fera oublier sur les lĂšvres et permettra de mettre le vin en valeur. Le buvant est un Ă©lĂ©ment Ă  ne pas nĂ©gliger dans le choix d’un verre Ă  vin car il est signe de qualitĂ© !

La cheminée
 C’est la partie basse du gobelet qui accueille le vin. Elle peut ĂȘtre de forme ronde/galbĂ©e ou au contraire droite/angulaire. 

Partie du calice, qui rétrécit vers le haut pour concentrer les arÎmes du vin.
Attention une cheminĂ©e trop Ă©troite peut Ă  l’inverse emprisonner les arĂŽmes.

L’épaule
Partie la plus large du verre. Elle est gĂ©nĂ©ralement le repĂšre pour la limite du vin Ă  servir ce qui Ă©vite de refermer les odeurs du vin. C’est dans cette partie que  se dĂ©veloppent les arĂŽmes au contact de l’air. 

Le pied
Désigne la jambe ou la tige et la cuvette.
Il  permet de relier la partie d’un verre à pied qui relie la base au contenant
Plus ou moins long, le pied permet de tenir le verre sans avoir à manipuler le gobelet, ce qui réchaufferait le vin.

La cuvette avec Ă  sa base La coupelle
Il s’agit de la coupelle en bas de la jambe sur laquelle repose le verre. La coupelle peut aussi ĂȘtre appelĂ©e « base ou socle. Une cuvette suffisamment large et proportionnĂ©e au gobelet est nĂ©cessaire pour un bon Ă©quilibre du verre mais aussi pour des raisons d’esthĂ©tisme

https://lasablerie.com/blog/verrerie/les-parties-d-un-verre-a-vin-?srsltid=AfmBOoqbY6JD00Lk3JyiWmtyGiWiAi6QTICj3brqbpBQoCzL4-V3we0I

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