CUMIERES CHAMPAGNE BOUTET MILLET MILLESIME EN CHAMPAGNE

Nous vivons chaque campagne viticole dans l’incertitude d’atteindre l’objectif de pouvoir rendre notre exploitation viable. Certains phĂ©nomènes mĂ©tĂ©orologiques, maladies et ravageurs dĂ©gradent le potentiel des vendanges, nous obligeant Ă  lutter par notre labeur et nos choix techniques Ă©clairĂ©s pour crĂ©er les conditions de notre rĂ©ussite agronomique. Cette annĂ©e la vendange a Ă©tĂ© particulière decevante au niveau du rendement, mais la qualitĂ© est exceptionnelle. Il n’y aura pas de ce MillĂ©sime ci pour tout le monde d’ici 5 ans, si Dieu nous prĂŞte vie !

 

 

vigneron petite maison de champagne cumieres

 

 Le jus fermente idĂ©alement Ă  18° C (tempĂ©rature d’automne habituelle en Champagne en septembre ou traditionnellement en octobre) en utilisant les minuscules particules de ferments qui se sont dĂ©posĂ©es durant l’Ă©tĂ© sur la peau des fruits. C’est ainsi que nous avons dans nos vins le goĂ»t du terroir, c’est-Ă -dire les arĂ´mes des levures endogènes qui se dĂ©veloppent avec les autres facteurs (raisin etc) durant la fermentation. Des levures exogènes, c’est-Ă -dire des rĂ©gions ou des pays chauds peuvent ĂŞtre achetĂ©es, mais cela change le goĂ»t « primitif – originel » des vins!

«Dès fin octobre 2025 aurons lieu les premières dĂ©gustations. C’est Ă  la toute fin des fermentations que nous pourrons constater l’expression du vin qui ne deviendra Champagne ! Rendez-vous dans quelques annĂ©es pour dĂ©couvrir le vrai potentiel de ce Champagne !

Comprendre le cycle du climat  

  Au printemps 1788, une sĂ©cheresse frappa la France et entraĂ®na une mauvaise rĂ©colte de cĂ©rĂ©ales et la famine qui s’ensuivit.Nous sommes un dramatique 13 juillet, c’est celui de l’annĂ©e 1788. 

 

Ecoutons les dires de Charles-Joseph Messier, un astronome passionné de météorologie.

« Tout le pays est affectĂ© de cet orage n’offrant plus que le spectacle de pays totalement ruinĂ©s et dĂ©truits par une intense tempĂŞte de grĂŞle.Tout fut enterrĂ©, hachĂ©, abĂ®mĂ©, dĂ©raciné ; les toits dĂ©couverts, les vitres brisĂ©es, les vaches et les moutons tuĂ©s ou blessĂ©s ; le gibier, la volaille pĂ©rirent. »

L’hiver rigoureux de 1788-1789 donna lieu Ă  de nouvelles difficultĂ©s.

Un an après, le 13 juillet 1789 est un jour d’Ă©meutes comme d’autres en ce mois fiĂ©vreux. Tout au plus, les Ă©meutiers affamĂ©s se contentèrent-ils de brĂ»ler des barrières Ă  l’entrĂ©e de la ville pour que le blĂ© puisse rentrer plus facilement, de piller le couvent Saint-Lazare oĂą des grains Ă©taient censĂ©s ĂŞtre stockĂ©s, de rĂ©clamer aux Invalides des armes qui leur furent refusĂ©es – et qu’ils prirent par la force le lendemain.

Peut être que le 14 juillet 1789 a été provoqué par le 13 juillet 1788?

Le peuple réclamait du pain à Marie Antoinette qui répondit : « Donnez leur des brioches ! ».

Comme si les paroles n’engageaient à rien et n’avaient aucun sens. Comme si elles n’engageaient pas les ressorts du relationnel ! Comme si les personnes ne faisaient pas le lien entre ce qu’elles disent et/ou pensent. Soit, il y a une volonté consciente de manipulation, soit une méconnaissance totale de ce que vivent les gens normaux.

Quel est le but d’aider la terre ?

Retrouver la fertilité permanente du sol : combinaison idéale de substances organiques et de minéraux naturels

Donner vie active au sol : augmentation du nombre de micro-organismes et de vers de terre

AmĂ©liorer la structure du sol : sol friable, aĂ©rĂ©, faiblement permĂ©able sans risque d’engorgement

Redonner Ă©quilibre hydrique et nutritif rĂ©gĂ©nĂ©ré : meilleur stockage de l’eau, liaison optimale des nutriments

Stabiliser le pH : la chaux d’algues par exemple, empĂŞche les fluctuations du pH

 

Engrais verts : Les engrais verts, tels que les légumineuses et les céréales, sont plantés spécifiquement pour améliorer la fertilité du sol. Ils fixent l’azote et améliorent la structure du sol

Seigle d’hiver (Secale céréale) : Le seigle d’hiver est une culture d’engrais vert courante. Il améliore le sol en ajoutant de la matière organique et en fournissant des nutriments.

Trèfle (Trifolium) : Le trèfle rouge et le trèfle blanc sont bien connus comme engrais verts. Ils fixent l’azote dans le sol et améliorent sa fertilité.

Pois fourrager (Pisum sativum) : Les pois fourragers sont populaires en tant qu’engrais vert en raison de leur croissance rapide et de leur biomasse élevée.

Pour nous vignerons, mais aussi pour tous les jardiniers amateurs voici quelques conseils pour aider le sol.

Choisissez celui qui convient le mieux Ă  votre situation et Ă  votre rĂ©gion. N’oubliez pas d’enfouir votre prĂ©paration dans le sol avant la floraison pour que les nutriments bĂ©nĂ©ficient aux cultures futures. 

Le fumier d’animaux, comme le fumier bovins ou de poulet, peut être utilisé pour enrichir le sol en nutriments.

Pour avoir des plantes saines, il faut savoir qu’elles ne peuvent pousser que dans un sol sain ! L’effet est la réduction des maladies : en renforçant les plantes, il les rend plus résistantes aux maladies et aux ravageurs.

Dans un sol mal travaillĂ©, les assistants sont inactifs. Grâce au soin, ils se rĂ©veillent et complètent la vie existante. Au fur et Ă  mesure que la population augmente, la production d’humus augmente et un sol prĂ©cĂ©demment Ă©puisĂ© redevient Ă  flot. Le soin donne des ingrĂ©dients biologiques et des minĂ©raux naturels. Ils encouragent la prĂ©sence de micro-organismes bĂ©nĂ©fiques dans le sol, ce qui amĂ©liore sa structure et la disponibilitĂ© des nutriments.

Mais savez-vous que vous avez l’obligation mĂŞme en tant que particuliers depuis le 1er janvier 2024, de composter vos biodĂ©chets ? C’est un moyen simple et efficace pour combiner Ă©cologie et jardinage afin de produire ses propres lĂ©gumes, tout en se conformant Ă  la règlementation du lĂ©gislateur.

Devenir acteur du sol c’est choisir ce qui convient le mieux Ă  votre situation et Ă  votre rĂ©gion. N’oubliez pas de les enfouir dans le sol avant la floraison pour que leurs nutriments bĂ©nĂ©ficient aux cultures futures. 

Permettre l’accélération de la décomposition des matières organiques contribue ainsi à la formation d’un sol riche en humus.

L’azote provenant de substances organiques, telles que le phosphore, permet une meilleure formation de miettes et un meilleur apport en oxygène ; l’ azote organique des protĂ©ines animales transformĂ©es comme par exemple des plumes, des brisures d’os, le tourteau de pulpes de fruits favorise l’activation de la vie du sol. Ces souches bactĂ©riennes ont la capacitĂ© ingĂ©nieuse de rendre les nutriments insolubles dans le sol, donc disponibles pour les plantes. Le potassium renforcera le tissu cellulaire pour une meilleure absorption de l’eau, les feuilles redeviennent vertes et luxuriantes et des fruits juteux.

Le thĂ©, le cafĂ©, les algues marines ou la mĂ©lasse avec des particules d’argile, la chaux minĂ©rale ou la roche moulue (farine de basalte, zĂ©olite, poudre de dolomite) peuvent Ă©galement ĂŞtre utilisĂ©s dans du compost qui viendra amender le sol. Son action nourrit les bactĂ©ries

Les consĂ©quences d’un sol biologiquement condamné sont fatales : la production d’humus s’arrĂŞte.

POUR ALLER PLUS LOIN DANS LA REFLEXION

//www.lesechos.fr/@jean-marc-vittori>; »>Jean-Marc Vittori  Publié puis Mis à jour le 8 août 2022 à 10:37