NOUS RENDRE SENSIBLE AÂ L’INVISIBLE ! APPRENDRE A DEGUSTER
 Conférencière Patricia H MILLET
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Il est bon avant tout de situer l’importance de la conservation dans la chaine du vin et du champagne pour pouvoir dĂ©couvrir l’art de la dĂ©gustation.
Pour le transport des raisins on est passé du panier en osier en plastique,
Pour le transport du vin on est passé du contenant en terre cuite, de l’amphore, de l’outre en cuir, de la barrique en bois, aux bouteilles.
Le plus ancien stockage du vin se faisait dans une DOLE en terre cuite enterrée
L’invention de l’ amphore en Syrie, Palestine puis en Egypte a facilitĂ© le transport (contenance 500l)
Les romains ont largement participĂ© au transport des vins dans des amphores qu’ils fabriquaient Ă fond
non plus rond, mais plat.
Les celtes ont commencé le commerce avec des barriques en bois.
Histoire du VERRE
Une mauvaise conservation détériore le goût rendant la dégustation impossible
Ni la cĂ©ramique, ni le cuir ni le bois n’apportaient l’inertie chimique, la puretĂ© et la garantie de la saine conservation du vin.
En ce qui concerne la conservation, on sait que les Grecs, les romains mĂ©langeaient avec le vin, de l’eau du miel et des aromates afin de les protĂ©ger de l’oxydation pour qu’ils ne deviennent pas du vinaigre. Jusqu’au milieu du 19 e siècle on buvait surtout du vin on dĂ©gustait rarement.
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Pourtant il faut faire mention, le service du vin Ă©tait dans les riches familles romaines de PompĂ©i une affaire sĂ©rieuse. A PompĂ©i une scène peinte sur un mur d’une salle Ă manger d’une riche famille rend compte d’une coupe en argent sur une table.
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Au 1er siècle de notre ère on a commencĂ© Ă souffler le verre grâce Ă l’invention de la canne Ă souffler. On appelait les rĂ©cipients soufflĂ©s des flacons ou des fioles, ils Ă©taient très petits et n’avaient pas de bouchon.
Le mot bouteille n’apparait qu’au 13 e siècle, avant on parlait de pinte, chopine, bourrache, fioles, pots guĂ©doufles (c’est Râblais en 1546 qui en parle dans Pantagruel)
Et la bouteille telle que nous la connaissons apparait sous Catherine de Médicis en 1559. Les premières bouteilles étaient noires.
Au 17e siècle l’industrie du verre se dĂ©veloppe sous Colbert, Louis XIV signa des lettres de patentes donnant vie Ă la Manufacture Royale des miroirs qui donna naissance Ă l’industrie du verre, ancĂŞtre de Saint Gobain.
Début 1723 Savary des Brulons , inspecteur général des douanes écrit :
 » Dans certaines verreries on ne fabrique que des bouteilles de gros verre depuis qu’on a cru que les vins se conservaient mieux dans ces bouteilles »
LES BOUTEILLES
Avec un bouchon en liège permettent d’apporter l’inertie chimique,la puretĂ© et la garantie de la saine conservation du vin.
Lorsque Dom PĂ©rignon le moine responsable de la cave Ă l’Abbaye d’Hautvillers remarqua que les pèlerins qui venaient Ă l’abbaye obturaient leurs gourdes avec des morceaux de liège il fit venir du liège pour boucher les bouteilles, A cette Ă©poque les bouteilles Ă©taient dĂ©jĂ vertes comme nous les connaissons. Le verre blanc Ă©tait rĂ©servĂ© Ă la pharmacie,
Dom Pérignon ne fit que redécouvrir ce matériaux totalement oublié mais déjà utilisé au 5e siècle avant Jésus Christ pour fermer les amphores.
Une dĂ©cision du gouvernement Royal du 25 mai 1728 juste après la mort de Dom PĂ©rignon suivit de 13 jours de la mort Louis XIV confirme l’autorisation de transporter 500 ou 1 000 bouteilles de vin de champagne en panier. C’est la maison MoĂ«t et Chandon qui expĂ©dia la première, des ports français vers l’Ă©tranger
Deux mots sur le liège : il est imputrescible, compressif et adhésif
La vie d’un chĂŞne liège peut aller jusqu’à 150 ans. Le chĂŞne liège a la particularitĂ© de renouveler spontanĂ©ment son Ă©corce de 1 Ă 10 mm/an.
Saviez vous que le liège a aussi Ă©tĂ© utilisĂ© pour les premières montres Ă©tanches. A ce sujet je vous conseille un magnifique film de la RTBF intitulĂ© LE TEMPS d’ ANNA qui est la femme de Jean Schaefer. Ce livre et le film retrace l’invention de la montre Ă©tanche d’après une histoire vraie.
EMOTIONNELLE EN REGARDANT- EN HUMANT – EN GOUTANT

 MAINTENANT ON MET LE VIN A LA BOUCHE
==> on constate L’ ATTAQUE
le vin peut ĂŞtre
ample, vif, vieux, maigre, franc, net, fuyant
==> on analyse L’INTENSITE arĂ´matique
MAINTENANT ON MET LE VIN A LA BOUCHE
==> on constate L’ ATTAQUE
le vin peut ĂŞtre
ample, vif, vieux, maigre, franc, net, fuyant
==> on analyse L’INTENSITE arĂ´matique
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Le vin peut être rond, fin, élégant, rustique, riche aromatiquement parlant, intense, complexe (plénitue) puissant (structuré) gras,
acide, long en parlant de présence, puissant (en parlant de concentration aromatique), âcre (goût de bois)
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POUR MEMOIRE, LE CHAMPAGNE EST SOUVENT VINIFIE A BASSE TEMPERATURE
ce qui ne lui confère pas d’arĂ´mes trop concentrĂ©s ; ce n’est pas le but de la vinification mais de la garde sur lie. Dans un vin, certains arĂ´mes sont plus ou moins perçus. Un vin trop alcoolisĂ© par exemple peut « brĂ»ler » ou un vin trop jeune peut ĂŞtre soit très acide ou soit aldĂ©hydĂ© (goĂ»t de bonbon pour les rosĂ©s de saignĂ©s)
